Les FDSEA
se mobilisent pour rencontrer les députés européens
Phyto : la réglementation européenne de tous les espoirs, ou
de tous les dangers
L’utilisation des produits phytosanitaires fait l’objet de beaucoup de
préoccupations nationales et européennes.
En France, nous
sommes en plein dans le plan éco-phyto qui tend à réduire de 50 % l’utilisation
des pesticides. Le pari sera-t-il réalisable sans déstabiliser de nombreuses
productions ? Certains exemples comme la carotte ou le haricot vert nous
rendent très inquiets.
Mais aujourd’hui,
le danger vient aussi du Parlement Européen qui doit se prononcer, dans les
semaines à venir, sur une nouvelle réglementation européenne qui se décline en
plusieurs volets.
De quoi
s’agit-il ? Peut-être une bonne nouvelle : l’harmonisation européenne
concernant l’utilisation des produits phytosanitaires pourrait être engagée
(restons néanmoins prudents car un certain nombre d’interlocuteurs n’y sont pas
forcément favorables).
Mais cette avancée
sur l’harmonisation européenne serait très affaiblie si un autre volet de cette
réglementation était adopté. Il durcirait très sérieusement les conditions
d’homologation des produits phytosanitaires.
Dans certains
secteurs, plus de la moitié des produits disponibles pourraient disparaître
avec, dans certains cas, l’impossibilité totale de résoudre des problèmes de
ravageurs ou de désherbage.
Trop, c’est
trop ! Nos technocrates réfléchissent-ils vraiment à la portée de leur
réflexion. Sont-ils cohérents ?
Il est légitime de
se préoccuper de la santé du consommateur. Encore faut-il justement mesurer
l’équilibre avantages sur
inconvénients des produits utilisés !
Encore faut-il
s’assurer, en France ou en Europe, que le consommateur que l’on veut protéger ne
dispose pas, dans les rayons, de produits d’importation sur lesquels il n’y a
pas de garanties !
Décidément, le bon
sens n’est pas vraiment la première vertu de nos décideurs. La profession a fait
et fait des efforts très importants pour réduire et adapter au plus juste
l’utilisation des intrants. Nous sommes d’accord pour poursuivre ces efforts.
Encore faut-il ne pas casser notre métier.
C’est ce que nous
irons expliquer ces jours-ci aux députés européens à qui nous avons demandé
rendez-vous, pour qu’ils gardent un peu les pieds sur terre et qu’il y ait une
vraie confiance entre le producteur et le consommateur sans toujours opposer les
uns aux autres. L’intérêt de chacun pour le bien de tous !
Marc Ruscart, Président FDSEA
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Christian Durlin, Président
FDSEA 62