MEDIATION SUR LE PRIX DU LAIT : LA
RESPONSABILITE DU GOUVERNEMENT EST ENGAGEE !
Le Ministre de l'Agriculture a pesé de tout son poids pour
aboutir à un accord sur le prix du lait entre producteurs et industriels. C'est
clair que les 280 € les 1 000 litres en prix moyen d'année ne satisfont pas les
producteurs dont la demande initiale se situait à 305 €. Cette situation a
néanmoins le mérite d'exister et d'éviter un alignement des prix Français sur
ceux de nos voisins européens nettement inférieurs.
De plus, l'accord comprend une clause de rendez-vous au 15
Septembre pour une revalorisation éventuelle selon l'état du marché. Autre
élément positif de l'accord, la fixation des modalités de définition du prix
pour les années à venir. Enfin, et c'est sans doute ce qui a fait pencher la
balance, l'Etat s'est engagé à accompagner financièrement les producteurs à
travers un plan de 30 Millions d'Euros.
Il faudra aussi refaire les comptes, dès Septembre, par rapport
à cette enveloppe insuffisante au regard des 25 € manquants. Il faudra surtout
porter une attention toute particulière à la situation des JA qui ont raison de
la signaler. L'action de la FDSEA va continuer de s'exercer vis-à-vis des
industriels pour que toute amélioration de la conjoncture soit immédiatement
répercutée aux producteurs.
C'est aussi dans cette optique que la grande distribution
continuera d'être mise sous pression pour qu'elle accepte la transparence des
marges et une répartition plus équitable de la plus-value, élément indispensable
pour améliorer la rémunération des producteurs. Ce conflit sur le prix du lait,
né de la remise en cause des accords interprofessionnels par la DGCCRF, repose,
de façon claire, la question des choix politiques en matière d'organisation des
marchés agricoles. Le libéralisme que Mme FISHLER impose à travers la commission
en s'entêtant à vouloir supprimer les quotas est sidérant. Il conduit à la
destruction progressive de notre tissu de production. Il est donc indispensable
de remettre ces choix sur le terrain politique et définir des règles de
contractualisation aboutissant à un réel équilibre des marchés. La
responsabilité de l'Etat est donc bel et bien engagée et les producteurs
n'hésiteront pas à lui rappeler si nécessaire !