FDSEA 59 - Les
présidents de cantons se sont réunis à Sars et Rosières ce vendredi 20
juin
Dégâts de gibiers, Montgolfières, crise porcine :
la FDSEA traite les problèmes de
terrain.
Contrôles conditionnalité pour 2008, bandes enherbées, pratiques de la
police de l'eau, loi de modernisation de l'économie, plan énergie national,
réforme des politiques publiques : les sujets d'actualité soulevés par les
Présidents de cantons étaient nombreux et ont permis de faire remonter les
préoccupations de terrain de façon efficace !
La régulation des populations de gibier semble poser problème dans de
nombreux cantons du département, d'après les témoignages de la Chambre Syndicale
de ce vendredi 20 juin. Plusieurs faits ont été dénoncés : le décalage et
le manque de transparence entre les comptages réalisés et le nombre de bagues
accordées pour les lièvres, la prolifération des lapins notamment le long des
bordures d'autoroutes, dans les terrains privés de zones industrielles, ou
encore dans certaines zones naturelles telle que le terril d'Auberchicourt, où
la chasse n'est autorisée que deux demi journées par semaine !
Lapins : pouvoir réagir très
vite
Dans certaines zones du département, la gestion des troupeaux de
sangliers pose aussi de réels problèmes. La Chambre Syndicale a donc décidé d'un
plan d'action comprenant la mise en place d'un observatoire des dégâts de
gibier. Les présidents de cantons souhaitent également que soit étudiée la
faisabilité d'obtenir la destruction par tir des lapins sur demande
d'autorisation toute l'année, à l'image de ce qu'il est possible de faire pour
les pigeons ramiers, quand la situation est critique. En effet, comme l'ont
indiqué
Ghislain Mascaux et
Olivier Masse, lorsque
qu'une population importante de lapins s'attaque à une parcelle, il suffit de
quelques jours pour détruire des semis ou des salades fraîchement repiquées...
Enfin, il a été constaté que de moins en moins d'agriculteurs chassent et qu'il
est néanmoins important qu'un lien fort existe entre fédération des chasseurs et
agriculteurs. Claude Reumaux a indiqué que lors de l'Assemblée Générale de
celle-ci, 160 chasseurs étaient présents, avec 2500 pouvoirs alors que
25 000 chasseurs sont recensés dans le département, d'où l'importance que
les agriculteurs soient présents, avec le maximum de timbres de votes... Un
appel à mobilisation sera fait sur ce sujet. Enfin, si la prochaine campagne de
chasse ne donne pas satisfaction concernant la réduction des populations de
gibiers, des actions syndicales seront organisées.
Plaques d'immatriculation des
montgolfières
Christine Delefortrie, Présidente de l'Union Agricole de Lille, a
ensuite fait part d'une rencontre avec Daniel Casemode, représentant la
fédération française d'aérostation, suite à un souci d'atterrissage, il y a
quelques jours, dans des prairies avec des animaux. Celui-ci serait prêt à ce
qu'une " charte de bonnes pratiques " soit rédigée en commun et
distribuée à tous les pilotes. Par ailleurs, ceux-ci sont assurés pour les
dégâts qu'ils peuvent éventuellement causer. Reste le problème de ceux qui
quittent les lieux sans se faire connaître. Il est bon de savoir que chaque
montgolfière possède une plaque d'immatriculation visible de loin commençant par
un F suivi de quatre chiffres, si elle est française, ou de 00 si elle est
belge. Cette plaque d'immatriculation se lit de façon verticale sur le ballon.
Donc, si vous êtes concernés, à vos appareils photo et contactez la
FDSEA !
Coût alimentaire des
porcs
Autre point important traité lors de cette réunion : la crise
porcine. Les inquiétudes sont vives quant au coût alimentaire des céréales et
des sous produits. La FDSEA sera vigilante afin que les marges pratiquées par
les OS et fabricants d'aliments ne soient pas abusives. Serge Soete et Pierre
Huyghe ont indiqué que la section porcine doit continuer les actions envers les
maillons de la filière qui ne jouent pas le jeu, soit en sous payant les
éleveurs, soit en important de la viande américaine produite avec hormones et
accélérateurs de croissance... La FDSEA a réaffirmé son soutien aux producteurs
de porcs. " Cette situation est intolérable, Nous ne pouvons supporter de
voir souffrir une production toute entière, aux producteurs de savoir ce qu'ils
veulent faire de leurs outils, pour structurer une vraie démarche plutôt que de
rester englués dans des questions de gouvernance et de présidence ", a
indiqué Marc Ruscart.
Hélène Devillers