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  Une baisse de prix déguisée, en chicorée, et une mauvaise levée en 2008

Depuis plusieurs années, la direction de COSUCRA (Warcoing Industrie) promet de finir le ramassage des chicorées à des dates plus précoces (tout au moins avant le mois de janvier) et, presque tous les ans, la campagne se termine mi janvier.

Une baisse de prix déguisée, en chicorée,

et une mauvaise levée en 2008

 

 

          Depuis plusieurs années, la direction de Cosucra (Warcoing Industrie) promet de finir le ramassage des chicorées à des dates plus précoces (tout au moins avant le mois de janvier) et, presque tous les ans, la campagne se termine mi janvier.

 

          Le contrat qui, au départ, ne concernait pas de livraison aussi tardive, ne prévoit que de faibles indemnités en fin de campagne, sachant que si le tas de chicorées grêle, le producteur aura tout perdu puisque la densité de chicorées est très sensible au froid.

 

          Le groupement de producteurs demande, depuis l’allongement de la durée de campagne, le retour à des campagnes de livraison plus précoces.

En 2005, des livraisons aussi tardives n’étaient prévues que pour 1 ou 2 ans, en attendant de faire des travaux dans l’usine afin d’accélérer la cadence des ramassages.

 

          Notre demande porte aussi sur une revalorisation correcte des primes tardives pour inciter l’industriel à finir plus tôt sa saison et pour couvrir aussi les pertes des agriculteurs (perte de richesse, perte de poids, dégradation des sols, augmentation du coût d’implantation de la culture suivante, augmentation du gasoil, semences et temps passé) pour malgré tout avoir une céréale avec un rendement souvent décevant.

 

          On nous a fait croire que l’augmentation des primes pour livraison tardive serait aussi forte que la baisse des primes pour livraison hâtive. Cela est faux puisque une livraison au 10 septembre verra son prix réduit de 7,54 € alors qu’au 31 décembre, l’augmentation ne sera que de 0,42 € et de 2,37 € au 15 janvier.

 

          Il apparaît clairement que l’industriel ne cherche pas à investir dans son usine pour raccourcir la campagne (promesse tenue chaque année, à la réunion planteurs – usine) mais à amortir son matériel sur une campagne longue, en allongeant cette fois la durée au début (chicorée moins chère) et en conservant des livraisons aussi tardives. Refus d’augmenter significativement les primes tardives car il va toujours y avoir beaucoup de livraisons en janvier.

 

          Il s’agit donc bien d’une baisse de prix moyen déguisée qui, ajoutée aux charges en augmentation pour la culture de chicorée (besoin de produits de traitement important, besoin en engrais élevé), à l’augmentation des prix des travaux extérieurs, etc… rend la culture moins intéressante financièrement.

 

          La marge de la culture supérieure de 300 à 400 € par rapport à un colza ou à une culture de féverole est vite disparue avec les 100 € de prime PAC encore couplée en France pour le colza, le blé, l’orge et féverole. Les 10 quintaux perdus en moyenne sur blé après une culture de chicorée, les 200 unités d’azote nécessaires à un blé suivant une chicorée à 1 € l’unité d’azote.

         

          Cette dégradation de marge fait qu’aujourd’hui, il faut viser un rendement moyen de 50 T/ha pour valoriser notre savoir-faire. Entre 40 et 45 T/ha, nous ne faisons que la marge d’une culture plus facile à produire.

 

          Pour obtenir 50 T/ha, il faut également de bonnes semences mais, depuis cette année, un nouvel élément semble devoir être pris en compte : il s’agit de la difficulté à germer de certaines graines, sans que le fournisseur ne se sente responsable. Plusieurs producteurs ayant implanté des chicorées dans de bonnes conditions, ont été étonnés des mauvaises levées.

 

          Le fournisseur de semences (l’usine) qui, au départ, reconnaissait un manque de vigueur des graines ou de certains lots de semences, prétend aujourd’hui que les raisons sont ailleurs (certaines variétés s’enterreraient plus que d’autres, apparemment !!...).

 

          Le groupement pense qu’il faut recenser les problèmes pour démontrer, s’il y a lieu, que les problèmes sont réservés à certains lots. A cette fin, il est demandé aux personnes ayant eu des problèmes de levées, de se faire connaître auprès de la FDSEA, en fournissant les renseignements suivants :

 

-         variétés semées (n° de lot si possible)

-         variété ayant eu des problèmes de levée

-         la profondeur de semis

-         les problèmes de battance éventuels

 

Marc Lesne
pour le Groupement de Producteurs

 


Auteur : Marc LESNE
Type de l'article : Communiqués

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